Points clés à retenir
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Les pertes totales de matière sèche, peuvent atteindre 40 % de ce qui a été récolté, et la plupart des fermes n'ont jamais chiffré précisément ce que cela représente.
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Les coûts des engrais et des intrants restent bien supérieurs aux niveaux d'avant 2022, ce qui signifie que chaque tonne d'ensilage perdue par détérioration coûte plus cher à remplacer qu'auparavant.
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La majorité des pertes au silo proviennent des mêmes causes prévisibles : un tassement insuffisant, un bâchage inadéquat et des infrastructures vieillissantes.
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Une bonne gestion du silo est désormais une décision commerciale, et plus seulement technique.
Les pertes d'ensilage ont toujours fait partie du quotidien agricole. Pour la plupart des exploitations, elles ont été acceptées en silence : un pourcentage par-ci, un peu de pourriture par-là, sans jamais être clairement budgétisées. En 2026, cette approche devient de plus en plus difficile à justifier.
Les coûts des intrants restent bien au-dessus des niveaux d'avant 2022. Les prix des engrais, bien que plus stables qu'au plus fort de la crise énergétique, demeurent élevés et subissent la pression à la hausse des nouvelles réglementations carbone aux frontières et des incertitudes géopolitiques actuelles. La saison de croissance 2025 a été l'une des plus sèches de mémoire récente, laissant de nombreuses exploitations aborder cette année avec des stocks d'ensilage plus tendus qu'elles ne le souhaiteraient. La marge de manœuvre financière qui absorbait autrefois les inefficacités opérationnelles s'est considérablement réduite.
Dans un tel contexte, le fourrage gaspillé n'est plus un problème mineur. C'est un problème de marge. Et pour beaucoup de fermes, l'ampleur de ces pertes est plus importante et plus coûteuse que ce que l'entreprise a jamais pris le temps de calculer.
Où se produisent réellement les pertes : du champ au silo, jusqu’à la distribution
Les pertes ne surviennent pas à un seul moment. Elles s'accumulent à chaque étape du processus de récolte et de conservation, et le total peut être considérable.
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À la récolte et au préfanage : La perte de matière sèche commence dès que la culture est coupée. La respiration de la plante se poursuit tant que le processus d'ensilage ne l'a pas interrompue. Ainsi, les retards de préfanage ou une coupe à un stade de maturité inadéquat prolongent cette fenêtre et augmentent les pertes au champ.
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Pendant la fermentation : Une certaine perte est inévitable. Mais là où la fermentation est mauvaise (en raison d'un tassement insuffisant, d'infiltrations d'oxygène ou d'une teneur en humidité trop élevée), les mauvaises bactéries prennent le dessus, consommant la matière sèche et dégradant l'énergie ainsi que les protéines au passage.
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Pendant le stockage : L'oxygène qui s'infiltre à travers des bâches mal scellées ou les poches d'air laissées par un compactage insuffisant entraînent une détérioration aérobie. Cela se traduit visiblement par un échauffement, de la moisissure et une matière sombre que le bétail refusera de consommer. Ces pertes se poursuivent tant que le silo n'est pas parfaitement étanche.
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À la distribution : Un front de coupe trop large par rapport à la vitesse d'avancement expose chaque jour une grande surface à l'oxygène. De plus, un ensilage qui a partiellement chauffé réduit l'ingestion et la valeur nutritionnelle, même lorsque les animaux le consomment.
Les recherches suggèrent que les pertes totales de matière sèche, de la fauche à la distribution, peuvent varier de 5 % à 40 % de ce qui a été initialement récolté, la fourchette haute étant bien plus fréquente qu'on ne le pense dans les exploitations dotées d'infrastructures anciennes.
Pourquoi les petites inefficacités coûtent cher dans un marché à coûts élevés
Les chiffres prennent une tout autre dimension lorsque l'on intègre ce qu'il en coûte pour produire du fourrage en 2026. Chaque tonne d'ensilage représente de l'engrais, du carburant, du temps d'entreprise de travaux agricoles (ETA) et les frais de gestion liés au bâchage et à la surveillance du silo. Les coûts des engrais, qui tournaient autour de 217 £ (environ 250 €) la tonne de nitrate d'ammonium avant 2022, se situent toujours bien au-dessus de cette référence. Avec l'arrivée du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) britannique prévue pour 2027, la tendance à long terme est claire.
Pour faire simple : une perte de stockage de 15 % sur un silo de 1 000 tonnes représente 150 tonnes d'ensilage qui ont été cultivées, récoltées et stockées, pour être perdues avant même d'atteindre l'animal. Aux prix actuels du fourrage acheté sur le marché (qui atteignent parfois 65 £ / ~75 € la tonne pour un ensilage d'herbe de bonne qualité), c'est un coût qu'aucune entreprise n'accepterait dans un autre secteur de son activité.
Le problème n'est pas que chaque ferme perd 15 %. Le problème est que la plupart des fermes ne savent pas réellement ce qu'elles perdent. On ne peut pas gérer ce que l'on ne mesure pas, et des pertes qui semblent abstraites au moment de la récolte deviennent très concrètes en février, lorsqu'il faut acheter du fourrage à l'extérieur pour combler le manque.
La sécheresse de 2025 l'a bien mis en évidence. De nombreuses exploitations ont entamé l'hiver avec des déficits fourragers, non seulement en raison des mauvaises conditions de pousse, mais aussi parce que les pertes à l'intérieur du silo avaient silencieusement grignoté les stocks disponibles.
Les facteurs opérationnels qui favorisent la détérioration et le gaspillage
La plupart des pertes d'ensilage sont prévisibles. Elles ont tendance à se concentrer autour des mêmes facteurs opérationnels.
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Un tassement insuffisant : C'est le principal facteur de perte. Un compactage défaillant laisse des poches d'air où l'oxygène s'infiltre, créant les conditions idéales pour une dégradation aérobie. Ce phénomène est particulièrement aigu sur les épaules et les bords du silo, où les parois verticales traditionnelles empêchent les machines de travailler efficacement jusqu'au ras du mur. Une conception avec des murs inclinés résout directement ce problème, réduisant les pertes sur les côtés que les murs verticaux rendent presque inévitables.
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Un bâchage inadéquat : C'est le second facteur majeur. Les films barrières à l'oxygène (barrière EVOH) sont nettement plus performants que les bâches en polyéthylène standard pour limiter les pertes en surface. Les coins et les jonctions sont les points les plus vulnérables ; le moindre compromis à cet endroit crée une voie d'accès pour une détérioration continue pendant toute la période de stockage.
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L'âge et l'état du silo : C'est un problème de plus en plus prépondérant. De nombreux silos utilisés au Royaume-Uni ont 40 ans ou plus, conçus pour des exploitations et du matériel agricole qui n'ont plus grand-chose à voir avec ceux d'aujourd'hui. Les fissures dans la dalle et les murs, les systèmes de drainage dégradés et les installations de collecte des effluents défaillantes compromettent la qualité de l'ensilage et entraînent, par la même occasion, des risques de non-conformité réglementaire.
Ce que les exploitations peuvent faire pour protéger leur valeur
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Investir dans un silo conçu pour un bon tassement : La géométrie du silo détermine l'efficacité avec laquelle vous pouvez chasser l'air de la masse d'ensilage. Intégrer ce paramètre dès la phase de conception permet d'éliminer une source structurelle de perte que la gestion opérationnelle ne pourra pas compenser plus tard.
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Utiliser un véritable film barrière à l'oxygène : Toutes les bâches d'ensilage ne se valent pas. Un film à haute barrière contre l'oxygène, correctement appliqué avec une bonne couverture des épaules et un lestage adapté, est l'un des investissements les plus rentables pour préserver la qualité de l'ensilage.
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Analyser l'ensilage et chiffrer les pertes : Une analyse annuelle de l'ensilage donne une image de la valeur nutritionnelle. Suivre la quantité de matière sèche entrée par rapport à celle distribuée donne une image commerciale. De nombreuses fermes qui ont fait cet exercice pour la première fois ont été surprises par les résultats.
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Planifier la modernisation des silos avant la saison, pas pendant : Avec le durcissement des exigences de conformité environnementale (comme les normes SSAFO) et le renforcement des contrôles par l'Agence pour l'environnement, le coût du report des décisions d'infrastructure ne cesse d'augmenter.
Une bonne gestion du silo est désormais une stratégie de marge
Le stockage de l'ensilage a traditionnellement été perçu comme une question technique. En 2026, c'est aussi une question purement commerciale. Lorsque les intrants coûtent cher, le fourrage gaspillé n'est plus une simple erreur d'arrondi. Le coût réel d'un mauvais stockage apparaît bien après la récolte, sous la forme de factures d'aliments achetés et de manques de fourrage qui auraient pu être évités.
Les exploitations les mieux armées pour absorber les pressions actuelles du marché sont celles qui traitent la gestion du silo comme une stratégie de marge, et non comme une simple obligation d'infrastructure.
Si vous souhaitez faire le point sur les performances de votre silo actuel ou découvrir ce qu'une modernisation pourrait apporter à l'efficacité de votre stockage, contactez l'équipe Silostop Agri.
